Pourquoi j’ai déserté la blogosphère

Très peu présente ces derniers temps ça méritait quelques explications.

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J’ai déserté, oui, complètement déconnecté de la blogosphère… Si bien que j’ai eu du mal à retrouver mont mot de passe. Pourtant, j’aime flâner sur vos blogs… les blogs de maman mais pas que… Je regarde régulièrement les blogs sur la beauté, les humeurs, la déco ! J’admire souvent le contenu mais aussi la mise en forme des articles, les photos ou dessins qui les illustrent…. Bref, j’aime ce milieu où chacun s’exprime sur des sujets divers et notamment des sujets où on se retrouve. J’ai souvent ri toute seule devant mon écran, j’ai parfois versé une larme quand le sujet m’émouvait, je me suis questionné, j’ai râlé

Et puis…

J’ai repris le travail et mes journées m’ont paru de suite beaucoup plus courtes, j’ai tenté de continuer à suivre un rythme dans lequel je ne me retrouvais pas et surtout je n’ai plus eu envie de rater le peu de moments passés avec mon fils.

ne plus rater ses sourires le soir parce que j’étais derrière mon ordi

ne plus espérer qu’il s’endorme rapidement pour avoir ma tranquillité derrière mon ordi,

ne plus culpabiliser parce qu’il n’avait que peu d’attention la seule heure qu’on passait en tête à tête

ne plus m’agacer parce que je n’avais plus le temps d’allumer l’ordi

ne plus préférer rester derrière mon écran plutôt que de profiter des peu de moments de libre pour maintenir ma vie sociale

Et puis…

Il y a eu le 13 novembre. Et ce besoin d’écrire, ce besoin d’aller voir vos différents hommages sur vos blogs, ce besoin de partager cette  tristesse, cette incompréhension.

Depuis, je reprends plaisir à venir lire régulièrement vos blogs. J’écris moins mais je continue à visiter vos blogs quand le temps me le permet.

J’ai déserté mais je ne suis pas loin…

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Des maux à travers les mots

Mon bébé,

Les mots me manquent mais écrire permet parfois de lâcher des maux à travers les mots. Tu es si petit et j’envie parfois ton insouciance. J’aimerai avoir à ne plus penser aux événements tragiques de ces derniers jours, aux attentats qui surviennent aussi partout dans le monde. J’aimerai ne pas avoir peur pour toi. J’aimerai être confiante pour ton avenir. J’aimerai pouvoir te regarder  grandir avec sérénité… j’aimerai mais je ne peux pas.

Mon bébé, tu vas grandir dans un monde qui sera parfois cruel, parfois injuste, parfois tu perdras espoir, confiance… mais n’oublie pas que tu as la chance de vivre et d’évoluer dans un pays libre. Un pays qui prône des valeurs de fraternité, de respect, un pays qui te permet de t’exprimer.

N’oublie pas de garder confiance en l’humanité, ne réduit jamais tes idées à quelques fanatiques dégénérés et dépourvus de toute raison. Ouvre toi à toutes les cultures, ne pense jamais que tes croyances sont au dessus de celles des autres, laisse la place à chacun de pouvoir s’exprimer, ne laisse jamais gagner la haine…

Mon bébé, j’espère de tout cœur que tu profiteras des petits bonheurs que peuvent t’offrir la vie, ne perd pas de vue que la vie peut être courte et qu’il faut profiter de chaque instant. Continue de sortir même si la peur peut envahir une population entière.. n’oublie pas que le partage et les échanges sont primordiaux pour continuer à exister.Voyage, ouvre toi à d’autres cultures, apprend, défend…

Mon bébé, tu es bien trop petit pour que je puisse tenter de t’apprendre tout ça mais une chose est sûre, ils n’ont pas gagné… et ils ne gagneront pas parce qu’ils ont fait de nous des parents déterminés à offrir un monde meilleur à vous, futures générations.

Mon bébé, j’ai une mission qui sera sûrement la plus importante de ma vie… t’éduquer ! Et je ferai tout ce qui est en mon possible pour t’éveiller au monde tout doucement…

 

Ta maman

 

 

Comment la maternité m’a sauvée du burnout ?

J’étais sans m’en rendre compte en train de m’épuiser professionnellement. M’épuiser… le terme est faible. Sans m’en rendre compte tout tournait autour de mon travail, rien ne me satisfaisait, je ne supportais plus rien ni personne et pourtant je donnais tout pour mon travail. Heures supplémentaires (jamais rattrapées, encore moins payées…), tâches qui ne correspondaient pas à ma fiche de poste, bref je donnais vraiment de ma personne, tellement que je ne parlais plus que de ça, je pleurais avant d’aller travailler, je pleurais en rentrant… Bref, sans le savoir je m’engouffrais petit à petit dans un épuisement professionnel…

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Et puis je suis tombée enceinte… je continuais à travailler dans le même état d’esprit, mais avec une sensibilité accrue. La moindre réflexion me faisait sombrer et je continuais à m’épuiser, à stresser…

Le médecin a fini par tirer la sonnette d’alarme quand un jour, épuisée, j’ai littéralement craqué dans son cabinet. J’étais épuisée, 6 mois de grossesse, 6 mois où j’étais complétement passée à côté de cette grossesse, 6 mois où j’étais incapable de me projeter. 2 semaines d’arrêt imposées par le médecin. Du repos, du repos et du repos. J’écoute, j’accepte, je sens que cette fois ci je suis allée trop loin…

Pendant ces deux semaines d’arrêt, je me rends à mon rendez vous mensuel avec ma gynécologue qui ne veut plus me faire reprendre jusqu’à la fin… p’titoup est trop bas, il appuie sur le col, j’ai des contractions. Je tombe des nues… 6 mois sans aller travailler, je pleure ça n’est pas envisageable, je ne suis pas prête de laisser mon travail, j’ai peur de perdre mon emploi. La gynécologue m’a alors remise à ma place en expliquant les risques, en me rappelant que c’était un futur bébé que je portais, qu’il fallait accepter que la grossesse soit une période spéciale dans la vie d’une femme.

J’encaisse le coup et j’apprends à réinstaller un nouveau rythme, à enfin me projeter dans cette grossesse, à penser à cette future famille, et ENFIN à décrocher petit à petit, tout doucement de mon travail.

Quelques mois après où j’en suis ? J’ai repris récemment le travail mais avec un état d’esprit différent parce que je finis à l’heure, et surtout parce que ces quelques heures que je passe le soir avec mon p’titloup, je n’ai surtout pas envie de les gâcher pour des raisons professionnelles… J’apprends à dire non, j’apprends à moins stresser, même dans des situations plus urgentes.

La maternité m’a vraiment sauvée d’un épuisement professionnel qui s’installait tout doucement (mais sûrement)… et aujourd’hui, j’ai enfin découvert ce qu’était la vie, la vraie et je ne veux surtout pas la gâcher pour un travail !

Pourquoi c’est si dur ?

Aujourd’hui, c’était le jour J… le jour que j’ai appréhendé, chassé de mon esprit, que j’ai redouté.

J’ai repris le chemin du boulot…

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Ce matin, le réveil a sonné. Une sonnerie stridente, aiguë, qui ressemblait bien à mon état d’esprit.

Je me suis réveillée et comme un robot un peu rouillé, j’ai repris une routine que j’avais bien eu du mal à oublier les premiers jours de mon arrêt.

Petit déjeuner, douche, préparation du repas du midi… des gestes que j’avais fini par oublier, des gestes faits sans émotion, machinalement, sans conviction.

Ce matin, depuis bien longtemps, je retrouve un état d’esprit que j’avais mis longtemps à chasser, un état d’esprit qui n’est pas le véritable « moi », que je n’ai plus depuis que je suis maman…

Je déjeune, tout me parait fade. Je jette un coup d’oeil sur le portable, sans rien vraiment regarder… je ne vois que cette date, 27 aout, qui me paraissait tellement loin il y a 6 mois et qui est arrivée si vite. Je sors de la douche, me maquille. Mes gestes sont devenus imprécis, peu sûrs, pas efficaces, oubliés depuis des mois.

Ce matin j’ai perdu mon sourire…

Pourquoi c’est si dur ?

Je me l’étais pourtant promis, pas de pleurs… J’ai tenu jusqu’à… 10h30 !

Ce qui m’a semblé le plus dur, c’est que la reprise du travail signe la fin. La fin définitive de la grossesse, la fin d’une bulle entre la maman et son p’titloup, la fin d’une journée rythmée par son bébé…

C’est aussi la reprise d’une vie qu’on a connu qui peut parfois être plaisante, parfois moins…

C’est une nouvelle page de l’histoire avec p’titloup qu’on est en train d’écrire… une vie de maman overbookée qui court après le travail pour rejoindre son p’titloup mais qui ne fait plus d’heures supplémentaires (et qui a une bonne (la meilleure !!!!!) excuse !) et une nouvelle vie de crèche pour p’titloup.

Je pense que c’est le premier jour le plus dur… ce jour qui marque la fin d’un cocon entre une mère et son enfant

Peut-on regretter ?

Pendant ma grossesse, je ne comptais plus le nombre de fois où on me disait « oh la la, profite, tu verras après…« . Même si au début ces petites phrases, souvent dites avec le sourire ne me dérangeaient pas, elles ont fini par me faire peur.

C’est vrai, quand tu attends ton premier enfant, tu t’attends à de la fatigue, un changement de vie toussa toussa mais en réalité tu ne sais pas réellement ce qui t’attend.

Donc ces recommandations venant de l’entourage ont fini par me faire peur… oui, vraiment peur si bien qu’enceinte de 8 mois et quelques je me suis posée plusieurs fois la question :

« Peut-on regretter d’avoir fait un enfant ? »

Quand vous posez cette question aux personnes ayant eu déjà des enfants, la réponse est sans appel : « NON, bien sûr que NON !!! » auxquelles très vite les termes de merveilleux, prunelle de mes yeux, toute ma vie vont s’ajouter…

Mais alors pourquoi, quand tu es enceinte, tout le monde te rabâche d’en profiter, que ta vie ne sera jamais comme avant, que ta liberté sera entachée, que tu es folle d’avoir fait un bébé (heureusement, les propos ne vont jamais jusque là… quoi que !)

Alors oui, à force d’entendre ça, je me suis moi même posée la question… et si… si jamais je regrettais ? Si ma vie d’avant me manquait, si j’étais pas faite pour ça, si et si… Mais quelle idée j’ai eu ???!!!???

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Bref, ces questions, ces angoisses, qu’on se pose toutes à un moment de notre grossesse sont normales (voire saines) mais sont, je trouve, aggravées par l’entourage qui y va toujours de son expérience parfois difficile.

Maintenant que p’titloup est là je peux moi même répondre à cette question très tabou de « est ce que je regrette d’avoir fait un enfant ? »

Répondre par oui ou par non me semble impossible… Comme la plupart la première réponse est non bien sûr que non je ne regrette pas… mais je pense qu’il faut davantage creuser la question parce qu’il y a forcément des choses de ta vie d’avant qui te manquent et qui sont bien plus compliquées quand tu as un enfant. Déjà, les grasses mat’ ! En temps qu’ex grosse dormeuse il est clair que mes heures de sommeil me manquent. Viennent ensuite les soirées festives… rentrer à 4 heures du matin ce n’est plus envisageable pour le moment (non parce que p’titloup, lui, il s’en fout que tu aies fait la bringue jusqu’à pas d’heures). Puis viennent les virées en amoureux… l’improviste (tiens chéri et si on partait pour 3 jours à Rome ?)… non, ça c’est fini ! Parce que pour partir 3 jours il faut s’y prendre des semaines avant afin de savoir qui gardera ton bambin et le temps de lui rédiger le mode d’emploi, tu en as pour un moment… (ah que j’aimais partir du jour au lendemain, sans savoir où on allait atterrir !). Nos soirées en tête à tête, elles aussi me manquent… mes virées entre copines, mon shopping insouciant, mon sport quand j’avais envie, mon appart propre et rangé, ma salle de bains désencombrée, mon bureau (qui est devenu la chambre de p’titloup), le calme… Bref, si on prend ces aspects là oui, je suis nostalgique de mon « ancienne » vie.

Mais de là à regretter ?

Non, clairement non, je ne regrette pas… parce que même si c’est pas toujours facile, si je pleure encore parfois sous ma douche de fatigue, si mes nuits sont écourtées, si mon appart est mal rangé, si je ne sors plus aussi facilement, si ma vie a changé quasiment du jour au lendemain, je ne peux m’empêcher de tout oublier dès que p’titloup sourit, dès qu’il gazouille, dès que je vois sa bouille… Je ne peux m’empêcher d’être fière de ses progrès, fière de moi d’avoir réussi à donner la vie, et à être responsable de ce petit être, fière de mon homme de gérer beaucoup de choses. Et ces sentiments ressentis maintenant étaient inconnus dans mon « ancienne » vie…  et croyez moi, ils valent la peine d’être vécus !

Alors à toutes les futures mamans : profitez bien du calme, des nuits… NON je plaisante, au contraire, futures mamans n’ayez plus peur quand on vous dit d’en profiter, ce qui vous arrive est magique, difficile certes, mais vraiment magique !

3 mois…

Aujourd’hui, tu as 3 mois.

3 mois que tu as fait de moi une maman.

3 mois qu ma vie a littéralement changé, a été bouleversée, s’est aussi embellie.

3 mois jour pour jour que je découvrais ce que voulais dire « se donner à fond, se surpasser » au moment de l’accouchement.

3 mois et chaque jour je suis plus fière de toi.

3 mois qu’avec ton papa nous formons une famille.

3 mois qu’on essaie de te faire découvrir le monde petit à petit.

3 mois et première fois que nous te faisons garder toute une nuit par mamie.

3 mois et une garde robe qui passe aux 6 mois

3 mois et toujours tes beaux yeux bleus (mais d’où ils viennent ceux là ??)

3 mois et des sourires et gazouillis chaque jour

3 mois et tu décides de ne plus faire tes nuits (coquin !!)

3 mois qui riment aussi avec reprise du boulot bientôt et par conséquent crèche pour toi

3 mois que je suis folle de toi et que ton père est complètement gaga

3 mois que le verbe aimer a pris un sens impensable, indéfinissable

mon p’titloup deviendra grand !

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lettre à ces kilos…

Chers kilos,

credit photo : beautylicieuse.com

credit photo : beautylicieuse.com

Vous vous êtes doucement (mais sûrement) installés pendant 9 mois sans que je puisse y faire grand chose. Vous m’avez permis de contribuer à la naissance de mon P’titloup et vous en remercie. Mais dorénavant, je n’ai plus besoin de vous… Je sais c’est un peu brutal, mais vous pouvez déloger mon corps…

Je sais bien qu’il serait trop simple de vous le proposer gentiment pour que tout revienne dans l’ordre alors sachez que je vais employer la méthode forte.

Oui, car hier, en parcourant quelques magasins, j’ai bien vu que mon 38 était bien loin car en essayant un 40, je n’y rentrais pas mais alors pas du tout… Et ça, mes chers kilos, ce n’est pas possible ! Car je ne peux pas refaire ma garde robe d’ici mon retour au travail (dans… 14 jours ;-( !!)

Donc à partir d’aujourd’hui, je vous demande avec un peu plus de fermeté (j’aimerai bien être plus ferme d’ailleurs !) de partir, et si possible de ne jamais revenir. Finish, the END, fin du bail, fin du contrat, licenciement sur le champ.. bref, je vous vire de mon corps… Et comme cela fait quelques semaines déjà que je vous implore de sortir de ce corps et que rien n’y fait, je vous annonce que depuis lundi je vous combats telle une guerrière pas prête de se laisser faire (je vous rappelle que j’ai accouché alors si vous croyez que vous me faites flipper détrompez vous !!!)

C’est décidé, reprise du sport (mollo cela va de soi !! pour préserver le périnée !) Mais depuis lundi j’en suis à 3 x 45 min de piscine (30 min de nage, 30 min de palmes). J’ai aussi commencé la rééducation abdominale et je compte bien suivre de la gym douce adaptée après accouchement. S’il faut je commence le top body challenge en septembre…

Ah ah, vous tremblez mes chers kilos, mais vous pouvez car j’ai aussi réadapté mon alimentation, et même si je considère qu’il faut des plaisirs, ils seront plus limités qu’avant…

C’est compris ou il faut faire un dessin ?

Bon, RDV dans une semaine pour un petit bilan… objectif – 10 kilos, tout doucement mais SUREMENT.

Vous ne recevrez pas mes cordiales salutations tant que vous n’aurez pas fait un p’tit effort ! Non MAIS !

Une maman qui se sent pas très bien dans ses pompes (et ses fringues !)